Dans une atmosphère électrique au Centre d’Excellence de la CAF à Mbankomo, Samuel Eto’o Fils a été réélu ce samedi 29 novembre président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) pour un second mandat de quatre ans. Seul candidat en lice, l’ancienne légende des Lions Indomptables a obtenu un soutien massif : 85 voix sur 87, avec seulement deux bulletins nuls. Cette reconduction, supervisée par la Confédération africaine de football (CAF) et la FIFA, marque un tournant historique pour le football camerounais, Eto’o devenant le premier dirigeant de la FECAFOOT depuis Iya Mohamed à décrocher un second mandat consécutif.
Le déroulé de l’élection
L’assemblée générale élective, qui s’est tenue sous haute tension institutionnelle, a réuni les délégués des clubs et ligues régionales dans un contexte de bras de fer persistant entre la fédération et le ministère des Sports et de l’Éducation physique (MINSEP). Le ministre Narcisse Mouelle Kombi avait tenté d’empêcher la tenue de cette AG en la qualifiant d’illégale, invoquant des irrégularités procédurales. Mais le ministère de l’Administration territoriale (MINAT) a tranché en faveur de la FECAFOOT, confirmant l’indépendance des processus électoraux dictés par les statuts de la FIFA et de la CAF. Cette décision a été saluée comme une victoire pour l’autonomie du football camerounais, même si elle ravive les divisions au sommet de l’État.
Samuel Eto’o, 44 ans, n’a pas eu besoin de faire campagne effrénée. Son bilan, pour controversé qu’il soit, a suffi à rallier les suffrages. Élu en décembre 2021 avec 86 % des voix, l’ancien buteur prolifique du FC Barcelone et de l’Inter Milan avait promis une modernisation radicale du football national. Quatre ans plus tard, son premier mandat est un mélange d’avancées et de tempêtes. D’un côté, des réformes louables : la professionnalisation des championnats locaux, l’investissement dans les infrastructures via des partenariats avec la CAF, et une transparence accrue dans la gestion financière, bien que critiquée pour son opacité par certains observateurs. De l’autre, des échecs retentissants sur le terrain. L’élimination précoce des Lions Indomptables à la CAN 2023, la non-qualification au Mondial 2026 face à la RD Congo lors des barrages, et une sélection nationale minée par des conflits internes ont alimenté les critiques.

Les tensions avec le MINSEP ont été le fil rouge de ce quadriennat. Accusations de mauvaise gouvernance, enquêtes éthiques lancées par la FIFA sur des allégations de corruption vite classées sans suite , et un bras de fer sur le contrôle des primes des joueurs ont paralysé la fédération. Des banderoles hostiles, comme « 4 ans de gabegie, libère le football camerounais », ont fleuri aux abords du centre de Mbankomo avant le vote, signe d’une fronde interne nourrie par des clubs mécontents de la redistribution des fonds CAF. Pourtant, Eto’o a su cultiver son image de réformateur intransigeant, s’appuyant sur son aura de quadruple vainqueur de la Ligue des champions et de triple Ballon d’or africain. « Le football camerounais mérite mieux que les querelles politiciennes», avait-il déclaré lors d’une rare sortie publique en octobre dernier.
On espère tous que le mandat le nouveau mandat de Samuel Eto’o se déroulera dans le plus grand des calme et que le Cameroun pourra rayonner et notamment pour l’échéance qui arrive à la CAN Maroc 2026.
Alors que Samuel Eto’o reste la légende du football camerounais, un autre sportif camerounais commence à se faire du nom, Ateba Gautier qui revient pour un combat de MMA en Janvier 2026.

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